Contester, lutter
Contre les lois du marché
Défier l’autorité, résister
Ou me sauver
Parmi les nébuleuses glacées

 

Vivre en société
Parmi les civilisés
M’épuiser à bosser
Ou quitter mes amitiés
Pour habiter cette lune argentée

 

Pas si loin
Non ce n’est pas trop loin
Je voudrais faire fortune
Pour aller sur la lune
Car je ne peux explorer
Au volant d’une fusée
Non ça n’sera pas demain
Qu’on s’envolera très loin
Plus vite que la lumière
Dans tous les coins de l’univers
Et que tous les motorisés
Seront des pièces de musée

 

Aller-retour, ah ! oui !
Aller-retour, ah ! oui !
Pour un séjour, hum ! hum !
Faire un détour,
Pam pi dou da dé dou da dou dam

 

(Couplet musical)

 

Vraiment, ça serait bien
De voir le monde de loin
Me construire en banlieue
Clair de terre et planète bleue
Enfin vivre en paix sous d’autres cieux

 

Pas trop loin
Non, ça ne serait pas trop loin
S’évader sans rancune
Pour habiter la lune
Jouer, sauter, danser
Avec un peu de gravité
Vraiment ça serait très bien
De faire la fête, enfin
Sous un ciel d’étincelles
Loin des clameurs, des querelles
Clair de terre et planète bleue
Et vivre en paix sous d’autres cieux

Aller-retour, ah ! oui !
Aller-retour, ah ! oui !
Pour un séjour, ah ! oui !
Faire un détour, ah ! oui !
Et repartir, oh ! oh !
Et revenir
Pour un séjour
Aller-retour, ah ! oui !
Et repartir
Et revenir

Paroles : François Lesage

Musique : Michel Le François

Depuis longtemps, je suis caissière
Prisonnière d’une banque
Mais je chante ma carrière
Malgré ce temps qui me manque

 

Pourtant j’ai trouvé mon pays
Entre Montréal et Paris
En me laissant dériver
Sur la route des voiliers du passé
Mais quand je leur ai donné
à tous leur « change »
Je pense à mon homme !

 

Toujours ta peau brûlante
Caresse mes deux mains
Glissantes sur la pente
Du chemin de mes reins
Je t’aime, mon animal
Mon tendre ami, mon macho
Sans aucune des fleurs du mal
Mon homme !

Ouvrière de la chanson
J’évite les chèques sans fonds
Et je vous livre la rançon
Et ça, sans oublier un rond
Et je dirige tous ces millions
Les intérêts des financiers
Qui ont repris mon pommier
Mon jardin et ma maison
Mais quand je leur ai donné
à tous leur « change »
Je pense à mon homme !

Toujours ta peau brûlante
Caresse mes deux mains
Glissantes sur la pente
Du chemin de mes reins
Je t’aime, mon animal
Mon tendre ami, mon macho
Sans aucune des fleurs du mal
Mon homme !

 

Vraiment, t’es vraiment mon homme
Mon homme à fleur de peau
Je t’aime, mon animal, mon homme
Macho à fleur de peau

 

Paroles : François Lesage

Musique : Pierre Deslauriers (Pierdel)

C’est aujourd’hui
Mon jour de chance
Je m’habitue à tout petits pas
Tous mes ennuis
Sont en vacances
Je vis un rêve et je n’y crois pas

 

Dieu sait si ça va durer longtemps
Moi, je tends les voiles là où va le vent
Je mords dans la vie à pleines dents
Je suis bénie... pour le moment !
Alors je fonce et je m’en balance…

 

J’ai retrouvé
La bonne étoile
Pour me garder de tous les faux pas
Sans me douter
Qu’elle se dévoile
Surtout qu’elle était si près de moi, ah !

 

Dieu sait si ça va durer longtemps
Moi, je tends les voiles là où va le vent
Je mords dans la vie à pleines dents
Je suis bénie... pour le moment !
Alors je fonce et je m’en balance…

 

(Couplet musical)

 

Dieu sait si ça va durer longtemps
Moi, je tends les voiles là où va le vent
Je mords dans la vie à pleines dents
Je suis bénie... pour le moment !
Alors je fonce et je m’en balance…

 

C’est la folie
C’est la démence
Je veux le crier sur tous les toits
À mon avis
Et plus j’y pense
Je vous le confie tout bas... tout bas…

 

Paroles : Gilles Béchard

Musique : Michel Le François

J’ouvre les yeux, c’est merveilleux
Y a quelque chose en moi de différent
Je peux enfin vivre au présent
Courir, marcher où je veux...

 

Je ne sens plus ce vide en moi
Et la lourdeur des regards familiers
L’absence d’amour n’est plus ma loi
Je ne veux plus m’oublier, ouais !
Apprendre à me détacher

 

Je dois partir
Je dois m’en aller
Je dois partir pour mieux me retrouver
Nos longs discours de coeurs blessés
Ne se mesurent que par besoin d’aimer
Sans toujours se consoler

 

J’ai bien changé, c’est arrivé
Je ne veux plus être la douce moitié
J’ai attendu que tu me voies
Mais je me suis égarée

 


Reine au foyer, femme mariée
Chaînette au pied ou bien la bague au doigt
Et m’épuiser à m’effacer
M’enfuir au creux de mon âme
Maintenant mes douleurs désarment

 

(Couplet musical)

 

Je dois partir
Je dois m’en aller
Je dois partir pour mieux me retrouver
Nos longs discours de coeurs blessés
Ne se mesurent que par besoin d’aimer
Sans toujours se consoler...

 

J’ouvre les yeux, c’est merveilleux
Y a quelque chose en moi de différent
Un peu de place entre nous deux
Pour m’affranchir du passé
Respirer la liberté

 

Paroles : François Lesage

Musique : Michel Le François

En mille neuf cent quarante-neuf
La mer rouge des drapeaux
A déferlé sur notre peau
Après la guerre, les idées neuves
En mille neuf cent soixante-neuf
On a marché sur la lune
Soixante-huit et les communes
Avaient perdu leur sang neuf
En mille neuf cent quatre-vingt-neuf
Le petit mur écroulé
Nos illusions échaudées
Nous avons réalisé
Que le temps s’était défilé
Emportant nos idées
Et les chefs inspirés
Au cimetière du passé

 

La belle histoire
Nous l’avons mémorisée
En oubliant d’y trouver
Notre espoir
La belle histoire
Que l’on nous a racontée
Laisse trop de place
Aux tyrans dépassés


Les deux buildings incendiés
Et la troisième est commencée
Guerre de discours ensemencée
Par des croisades déracinées
Faudra calmer cette odyssée
Négocier, réinventer
Propager les vérités
Pour une seule humanité

 

En l’an deux mille et trente-trois ans
Ou faudra-t-il plus de temps ?
Pour que fleurisse le passé
En mille et un petits pays
Les vieux du nord, les jeunes du sud
En pleine démocratie
Et sans les servitudes
Des coutumes insensées

 

La belle histoire
Nous l’avons mémorisée
En oubliant d’y trouver
Notre espoir
La belle histoire
Que l’on nous a racontée
Laisse trop de place
Aux tyrans dépassés

 

Cette belle histoire
Manque de fraternité
D’égalité
De liberté !

 

Regarde-moi, je suis venue
À notre premier rendez-vous
À chaque fois c’est le premier
Au tout début de nos remous
Notre histoire s’est renouvelée
Et répétée à chaque année
Malgré les brouilles, les ruptures
Les retrouvailles, les murmures
Notre inquiétante humanité
Nous l’avons assumée
Notre mur écroulé
Nous avons réalisé
Que le temps s’était défilé
Emportant nos idées
Nos projets inspirés
Au cimetière du passé
Au cimetière du passé
Du passé

 

Paroles : François Lesage

Musique : Michel Le François

Seule... dans la nuit
Seule dans mon show
Noyer l’ennui dans le lit... d’un ruisseau
Envahie par toute cette absence
Par les cris de tous ces silences !

 

Sous le poids des regards
Des amis de la nuit
J’ai pas vraiment envie
De jouer au hasard
Je tente sans répit
De chasser le cafard
Brûler tout ce bazar
Aux confins… de la nuit

 

Mais maintenant
Il faut laisser partir
Les tourments du passé
Tous ceux qu’on a aimés
Pour adoucir
Pour endormir
Tous les pores de ma peau
Et tirer le rideau

 

Glisser dans l’oubli sans dire un mot
C’est pour ça que j’écris… à mon ego
Malgré tout, je garde confiance
Malgré toute cette indifférence

Se faire foutre à l’écart
Par son meilleur ami
Clouée au pilori
Perdue dans le brouillard
À l’automne de la vie
Plus près du grand départ
Et sans même crier gare
Le tout s’évanouit

Mais maintenant
Il faut laisser partir
Les tourments du passé
Tous ceux qu’on a aimés
Pour adoucir
Pour endormir
Tous les pores de ma peau
Et tirer le rideau

 

Mais maintenant
Il faut laisser partir
Les tourments du passé
Tous ceux qu’on a aimés
Pour m’adoucir
Pour m’endormir
Tout remettre à zéro
Et trouver le repos
Et trouver le repos
Et tirer le rideau

 

Paroles et musique : Gilles Béchard

J’te veux
Mais pas tout de suite
J’te prends
Mais pas trop vite
T’allumes deux ou trois feux
J’regarde
C’est comme un jeu

 

Tu veux
Et tout de suite
Tu cherches
À faire vite
J’ai une vie à digérer
Avant de choisir
Ma destinée

 

Y a un espace où on serait bien
Tu prends ton temps
Tu me laisses le mien
Ça pourrait couler comme de l’eau
Si on quittait nos idéaux

 

J’te vois
Et je te laisse faire
Tu crois que j’frôle l’enfer
Mais j’ai besoin de m’éparpiller
Avant de choisir
De me ramasser

 

J’te veux
Mais pas tout de suite
J’te prends
Mais pas trop vite
J’te donne,
Tu vois, pas tout
Je mets certaines sommes
Sous verrou

Y a un espace où on serait bien
Tu prends ton temps
Tu me laisses le mien
Ça pourrait couler comme de l’eau
Si on quittait nos idéaux

 

(Couplet musical)

 

J’aime
Ce qu’on devient
J’ouvre mon quotidien
Si tous les autres n’sont pas d’accord
Ils n’auront qu’à rester dehors

J’te veux
Mais pas tout de suite
J’te prends
Mais pas trop vite
J’te donne,
Tu vois, pas tout
Je mets certaines sommes
Sous verrou

 

J’te veux
Mais pas tout de suite
J’te prends…

 

Paroles : Danielle Sylvestre
Musique : Danielle Sylvestre

Hugo Saint-Laurent

Pas facile de dire : « C’est fini ! »
À tant d’espoirs et de nuits
Comme s’envole l’oiseau du matin
Notre amour ne vaut plus rien

 

Tu me dis soudain : « C’est fini ! »
Le regard aux yeux éteints
Tu ne peux nier notre vie
Échapper notre destin

 

J’ai osé toucher de ma main
Ton visage endormi
En pleurant tout comme un gamin
Tu as quitté notre lit

 

Comment peux-tu douter que je t’aime ?
Comment peux-tu penser
Que je pourrais te quitter ?
Même les dieux ne pourraient me pousser
À changer mon instinct
Qui lie mon corps au tien

Loin de moi d’vouloir te blesser
Les mots trahissent ma pensée
Ces ruptures venues du passé
Encore m’ont désespérée

 

Comment peux-tu douter que je t’aime ?
Comment peux-tu penser
Que je pourrais te quitter ?

 

Même les dieux ne pourraient me pousser
À changer mon instinct
Qui lie mon corps au tien

 

Pas facile de dire : « C’est fini ! »
J’ai peur de te laisser
Ta jalousie j’ai provoquée
Voudras-tu me pardonner ?

 

Impossible de dire : « mon ami »
À tant d’espoirs et de nuits
La passion est le seul chemin
D’un conflit sans lendemain
Oublions tous nos chagrins
Viens te coller à mes reins

 

Paroles : François Lesage

Musique : Michel Le François

Se rencontrer aujourd’hui
Dans les clubs bien cotés
Ou les bars les plus achalandés
Se rencontrer aujourd’hui
Dans les prés et les blés
Ou assis en bas de l’escalier
Se désirer aujourd’hui
Dans le club d’à côté
Ou sur les « chats »
Parmi les mieux branchés
Se désirer aujourd’hui
Dans les rues désolées
Ou au fond d’un condo tout payé

 

Et c’est pourtant tout le temps qui s’envole
Toutes les secondes passées
À attendre l’amour qui s’affole
Afin d’y cohabiter

 

Se rencontrer aujourd’hui
Pour un peu plus longtemps
Pour évoquer tous les baisers donnés
Se rencontrer aujourd’hui
Pour un peu plus de temps
Pour parler de notre éternité

 

Mais pourquoi se blesser encore
À espérer aimer
Quand on quitte à peine le port
De l’île des naufragés !

 

J’aimerais bien aujourd’hui
Cesser d’imaginer
Et enfin pouvoir me libérer
De cet homme rêvé
Qui pourrait m’écouter
Avec le désir de persister
J’aimerais bien aujourd’hui
Ne plus rien espérer
Et pouvoir
Enfin me reposer
Me reposer aujourd’hui
Comme un jardin fleuri
Épanouie et libre dans mon lit

 

Et c’est pourtant tout le temps qui s’envole
Toutes les secondes passées
À attendre l’amour qui s’affole
Afin d’y cohabiter

 

Et c’est pourtant tout le temps qui s’envole
Toutes les secondes passées
À attendre l’amour qui s’affole
Afin d’y cohabiter


Se rencontrer aujourd’hui
Pour un peu plus longtemps
Pour évoquer tous les baisers donnés
Se rencontrer aujourd’hui
Pour un peu plus de temps
Pour parler de notre éternité
Pour parler de notre éternité
Pour parler de notre éternité…

 

Paroles : François Lesage

Musique : Gilles Béchard

Un ami, un ami
C’est celui qui te console
Et c’est celui qui se désole

 

Quand tout va de travers
Que tout est à l’envers
Quand tout se bouscule
Jamais il ne recule
Il n’a pas de porte à fermer
Un ami ça ouvre sa porte

 

Y a plein de gens
Qui passent tour à tour
En quête d’amour
Mais trop souvent
Ce ne sont que de beaux discours

 

Un ami, des amis
C’est tous ceux qui t’aiment
Pour la vie
Même dans la déveine

 

Il est toujours là
Pour te défendre
Dans ta nuit
Prêt à te comprendre
Il n’a pas de vase qui se remplit
Un ami ça n’a pas de vase

 

Y a plein de gens
Qui passent tour à tour
En quête d’amour
Mais trop souvent
Ce ne sont que de beaux discours
Y a plein de gens
Qui passent tour à tour
En quête d’amour
Mais trop souvent
Ce ne sont que de beaux discours

 

Je retourne derrière ma maison
Dans mon jardin de rêves
Cueillir cette chanson
Je retourne derrière ma maison
Et tout ça pour une chanson
Et tout ça pour une chanson
Ouais, tout ça pour une chanson

 

Paroles et musique : Gilles Béchard

 

Tous droits réservés ©Les Editions GML enr.

Les Editions GML enr.